Histoires d’écriture – Épisode 2 : Inès, quand écrire trop vite devient un problème

Dans le premier épisode d’Histoires d’écriture, je vous présentais Côme, dont l’écriture était particulièrement lente.

Aujourd’hui, voici Inès, 10 ans, en 6e.

Et pour elle, c’était presque l’inverse.

Inès écrivait vite. Très vite : 79 lettres par minute.

Mais cette vitesse avait un prix.

Ses lettres étaient mal formées, son écriture devenait difficile à lire et écrire lui provoquait des douleurs.

Lorsqu’elle copiait, une autre difficulté apparaissait : Inès ne mémorisait que 5 lettres à chaque regard porté sur le modèle. Elle devait donc multiplier les allers-retours entre le texte et sa feuille, ce qui rendait la copie moins efficace malgré sa grande vitesse d’écriture.

Après 5 séances…

Nous avons travaillé sur plusieurs aspects de son geste : sa tenue de crayon, la position de sa main et celle de son support, mais aussi la formation des lettres et ses stratégies de copie.

Progressivement, son écriture s’est transformée.

Elle est devenue plus soignée, plus régulière et plus lisible. Inès respecte davantage le lignage et, surtout, elle n’a plus de douleurs lorsqu’elle écrit.

Sa vitesse est passée de 79 à 65 lettres par minute. Elle reste rapide, mais l’objectif n’était justement pas de battre un record de vitesse : il était de retrouver une écriture plus maîtrisée et plus fonctionnelle.

Et du côté de la copie, le changement est particulièrement intéressant : son empan est passé de 5 à 35 lettres par regard.

Inès peut désormais mémoriser des groupes de mots beaucoup plus importants avant de revenir à sa feuille. Elle gagne ainsi en efficacité tout en produisant une écriture beaucoup plus lisible.

Et si votre enfant ressemblait un peu à Inès ?

Il écrit très vite, mais son écriture devient difficile à déchiffrer ?

Il est capable d’écrire plus lisiblement lorsqu’il ralentit, mais n’y parvient plus lorsqu’il doit suivre le rythme de la classe ?

Il se plaint de douleurs ou de fatigue lorsqu’il écrit ?

Ou multiplie-t-il les regards entre le tableau et son cahier lorsqu’il copie ?

Écrire vite n’est pas forcément écrire efficacement.

En graphopédagogie, l’objectif n’est pas d’obtenir une écriture « parfaite », mais une écriture lisible, fluide, confortable et suffisamment automatisée pour répondre aux exigences scolaires.

Les Clés de l’écriture – Julie Baverel, graphopédagogue
📍 Le Cocon d’Alfred – Besançon
📍 Le Cocon dans la Grange – Bonnevent-Velloreille

diplôme Inès rapide mais illisible

Julie

Graphopédagogue du réseau 5E, enseignante spécialisée en écriture, fondatrices des cabinets pluridisciplinaires dédiés à l'accompagnement de l'enfant, l'adolescent et la famille : le Cocon d'Alfred et le Cocon dans la Grange.

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